L’atelier consacré aux sols, organisé en collaboration avec DKollektiv et Iwwerliewen, a affiché complet. Ce succès confirme une réalité : l’appel au changement est entendu.
Un modèle de construction à bout de souffle
Pour beaucoup, le modèle actuel — basé sur des matériaux bon marché, des chaînes d’approvisionnement prévisibles et une logique linéaire extraire – produire – jeter — a atteint ses limites. Aujourd’hui, la raréfaction des ressources, la volatilité des approvisionnements, le coût des matériaux et les impacts climatiques nous obligent à imaginer un autre chemin. Le regard se tourne désormais vers la réutilisation, la réparation, la production locale et les approches régénératives.
Expérimenter pour comprendre
Lors de l’atelier nous nous sommes retrouvés face à la terre. Nous l’avons touchée, comparée, manipulée. Nous avons expérimenté.
À travers ces gestes simples, quelque chose se révèle : la terre n’est pas qu’un matériau. C’est une matière vivante, ancrée dans un territoire et dans une histoire.
Les murs de terre : mémoire, santé et résilience
Un mur de terre n’est pas seulement une structure. Il régule l’humidité, stocke la chaleur, améliore la qualité de l’air et s’intègre naturellement à son environnement. Les murs de terre sont porteurs d’une mémoire collective, d’un savoir ancré dans le sol et transmis par les communautés. À l’heure des crises écologiques et sociales, la terre devient une alliée essentielle :
une matière de résilience et de résistance douce.
Et si ce dont nous avons besoin était déjà sous nos pieds ? Peut-être que les ressources et les réponses sont là, juste sous nos pieds.
(Texte traduit de l’anglais et adapté à partir d’un texte original de l’architecte Carine Oberweis)
